Un de mes rêves depuis longtemps : le Kirghizistan. J’ai eu la chance d’y aller en juin dernier, et si vous prévoyez vous aussi d’y aller : ce voyage au Kirghizistan va vous retourner le cerveau (dans le bon sens).
Entre canyons dignes de l’Ouest américain, nuits en yourte chez l’habitant·e et chevauchées à 3 000 mètres d’altitude, ce pays d’Asie centrale est encore un secret bien gardé… mais plus pour longtemps ! Alors avant que tout le monde débarque, on vous a concocté un itinéraire au Kirghizistan testé et approuvé, jour par jour, avec mes bons plans, nos galères (coucou la pluie) et nos coups de cœur.
Attachez votre ceinture (enfin, votre selle) : c’est parti pour 10 jours au Kirghizistan !

PS : je suis partie avec l’agence de voyage WeAdventures.fr . Un super plan si vous voulez explorer des destinations en petit groupe, pas cher et tout organisé !

Sommaire
- Jour 1 : Bichkek, la capitale
- Jour 2 : Canyon de Kok Moynok et Kochkor
- Jour 3 : Cholpon Ata et le lac Issyk-Kul
- Jour 4 : Cap sur la vallée d’Altyn Arashan
- Jour 5 : Expédition vers le lac Ala-Kul
- Jour 6 : Sources chaudes d’Ak-Suu et Karakol
- Jour 7 : Jeti-Oguz, cascades de Barksoon et canyon Skazka
- Jour 8 : Canyon Ak-Sai et rencontre avec un aiglier
- Jour 9 : Rafting, tour Burana et retour à Bichkek
- Jour 10 : Le retour (snif)
- FAQ : toutes vos questions sur un voyage au Kirghizistan
Jour 1 : Bichkek, la capitale
✈️ Comment se rendre au Kirghizistan ? Notre itinéraire au Kirghizistan commence par un vol avec escale à Istanbul depuis Paris. Petit conseil de pro : partez en fin d’après-midi de Paris pour atterrir vers 9h du matin (il y a 3h de décalage en + là-bas).
Une fois vos sacs déposés à l’hostel, tartinez-vous le nez de crème solaire, vissez une casquette sur votre tête et partez explorer la capitale à pied : la circulation y est tellement dense que vos jambes seront plus rapides que les taxis. Au programme : Ala Too Square (fun fact : jusqu’en 2011, une énorme statue de Lénine y trônait, remplacée depuis par Manas, le héros national), puis Victory Square et son arche de granit en forme de yourte, où brûle la flamme éternelle gardée par de jeunes soldats au pas parfaitement synchronisé.


Impossible de passer à côté du Osh Bazaar : épices, fruits secs, kurut (ces petites boules blanches au goût… surprenant) et souvenirs en pagaille. Ce chaos apparent est en réalité très bien organisé, et négocier fait partie du jeu : les prix touristes existent, ne soyez pas timide !


Où dormir ? Au Koisha Hostel, convivial, moderne, avec une petite touche kirghize et à deux pas du bazar. On a dormi là et c’était parfait ! La chambres double sont assez luxueuses (possibilité d’avoir une salle de bain privative). Et surtout, il est facile de se garer ici. Mais sinon, il y a plein d’autres auberges à Buchkek !
Envie d’une pause caféinée ? Sierra Coffee pour l’ambiance roots, ou Rodem Coffee & Bakery pour ses inspirations coréennes.

Jour 2 : Canyon de Kok Moynok et Kochkor
Départ à 10h, direction la nature ! Comptez 3h de route (et quelques bouchons en sortant de Bichkek). Sur le trajet, ouvrez l’œil : vous croiserez les fameux « moutons Kardashian », surnommés ainsi pour leur arrière-train rebondi. On ne l’invente pas.
Premier arrêt : le canyon de Kok Moynok. Non, vous n’êtes pas en Arizona, mais franchement, ça y ressemble. Parois étroites sculptées par le vent et l’eau, formes ondulées, décor de film… Comptez environ 1h de rando dans ce petit bijou.

Cap ensuite sur Kochkor. La ville en elle-même ne casse pas trois pattes à un mouton (même Kardashian), mais dès qu’on en sort, de larges pâtures et des montagnes en toile de fond vous en mettent plein la vue. Les plus motivé·es pourront tenter la rando vers le lac d’altitude de Kol Ukok : exigeante et longue, à éviter absolument en cas de pluie, la piste devient une patinoire.
Où dormir ? Il y a pas mal de petites guesthouses. La note, chez Nhur. On y a super bien mangé.
🌟 Règle d’or au Kirghizistan : on enlève TOUJOURS ses chaussures à l’intérieur !
Le soir, baladez-vous derrière la ville : moutons, vaches et chevaux paissent tranquillement avec les montagnes en arrière-plan. Magique.


Jour 3 : Cholpon Ata et le lac Issyk-Kul
Direction Cholpon Ata, sur les rives du lac Issyk-Kul, à environ 45 minutes de route. En chemin, vous traverserez des villages marqués par l’héritage soviétique : parfait pour faire quelques courses pique-nique.
Au menu de la journée : plage de sable et bronzette (oui oui, au Kirghizistan !), puis au choix : les sources thermales d’Ak-Bermet (400 soms/personne pour 1h, prévoyez du cash) ou la visite du Rukh Ordo, un centre culturel en plein air (500 soms, ouverture à 9h) qui vaut le détour si les religions et la culture kirghizes vous intriguent. Les curieux·ses pourront aussi jeter un œil à l’hippodrome de Cholpon Ata.

Où dormir ? Ce soir, c’est grand luxe : l’Olimp Hôtel, confortable et avec vue sur le lac. Le restaurant de l’hôtel est très correct, sinon le centre-ville regorge d’options.
Jour 4 : Cap sur la vallée d’Altyn Arashan
Armez-vous de patience : c’est un long morceau de routes de votre voyage au Kirghizistan. Mais « Bonne nouvelle » : le bitume progresse vite, le pays se développe à toute allure, donc la route est facile.
À l’arrivée, négociez un parking pour la voiture (faites le tour des offres, on a payé 300 soms pour 2 jours), puis c’est parti pour une randonnée d’environ 4h : 15 km le long d’une rivière tumultueuse, 700 m de dénivelé positif, chevaux en liberté, troupeaux et un calme absolu. Le décor de la vallée d’Altyn Arashan est tout simplement grandiose : même quand le brouillard s’invite, comme pour nous.

Où dormir ? Il y a plein de camps de yourtes là-haut, vous aurez du choix ! Petit bémol : la vallée se développe très (trop ?) vite, alors filez-y avant que ça devienne trop touristique !

Jour 5 : Expédition vers le lac Ala-Kul
Aujourd’hui, l’aventure avec un grand A : l’expédition vers le lac Ala-Kul (avouez, ça sonne bien). Comptez environ 9h en tout : 3h à cheval, puis la suite à pied jusqu’au lac, et 3h de retour dans la vallée.

Pas de panique si vous n’avez jamais monté : les chevaux sont habitués aux débutant·es et très bien dressés. Trois mots à retenir : « Tchoo » pour avancer, « Tak » pour ralentir, « Dhurr » pour s’arrêter. Bonus : apprenez à lire les oreilles de votre monture. Tournées vers l’avant ? Il est attentif. Vers l’arrière ? Il vous écoute. Plaquées ? Méfiance !
Fun fact : au Kirghizistan, le cheval est considéré comme « les ailes de l’homme ». Vous aurez peut-être l’occasion de goûter le kumys, du lait de jument fermenté. Notre conseil : n’en abusez pas, votre estomac vous remerciera.
Dans le sac : un pull chaud, un imper, votre lunch (inclus) et une gourde filtrante. Nous, la neige et le brouillard nous ont empêché·es d’atteindre le lac… mais voir des yourtes sous la neige, ça valait mille fois le détour.


Jour 6 : Sources chaudes d’Ak-Suu et Karakol

On refait la rando en sens inverse, et cette fois le soleil est de la partie : des paysages dignes du Canada !

Récompense bien méritée : les sources d’eau chaude d’Ak-Suu (400 soms/personne, 1h). Le lieu est fraîchement rénové et super joli. Mystère non résolu : comment font les gens pour entrer dans les bassins les plus chauds ?! Pour le bain froid, c’est directement dans la rivière. Frissons garantis.

Vous arriverez ensuite à Karakol, porte d’entrée de la vallée, un vrai mix culturel et religieux avec ses petites maisons aux volets bleus. Le bazar vaut clairement le coup d’œil.
Où dormir ? Il y a plein de Guesthouse, très bien tenues et confortables vous aurez du choix.
Où manger ? Au Live Trout pour une truite fraîche, ou au Lighthouse Hôtel.
Jour 7 : Jeti-Oguz, cascades de Barksoon et canyon Skazka
Après un petit-déjeuner royal (pancakes, crêpes, œufs… Merci la guesthouse ! Départ à 9h pour une journée bien remplie de notre voyage au Kirghizistan. On commence par aller visiter le bazar de la ville, il vaut vraiment le détour !

Première étape : Jeti-Oguz et ses montagnes des 7 taureaux. Profitez-en pour acheter du miel local aux petits stands en bord de route. Le miel blanc est une tuerie, on vous aura prévenu·es !



Direction ensuite les cascades de Barksoon : comptez 1h pour rejoindre les deux premières, « Chasha Manasa » et « Tears of the Snow Leopard ». Ça grimpe sec, et on vous déconseille de tenter la troisième cascade.


Dernier arrêt, et pas des moindres : le canyon Skazka, alias le « canyon des contes de fées » (entrée 50 soms/personne). L’endroit est féerique, on se croirait sur une autre planète. Si vous avez un drone, c’est LE moment de le sortir.
Où dormir ? Second camp de yourtes, chez Syrga, Aisuluu et leur famille. Dîner inclus aux produits locaux, et soirée cosy autour du feu. Le bonheur, quoi.


Jour 8 : Canyon Ak-Sai et rencontre avec un aiglier
Petit-déjeuner au camp à 8h, distribution des lunchs, et pas besoin de faire votre valise : vous redormez ici ce soir.
Au programme : le canyon Ak-Sai, dit « canyon de la rivière oubliée ». Pour y accéder, suivez les pancartes « Feel Nomad Yurt Camp » et roulez dans le lit asséché de la rivière. Le réseau est quasi inexistant, alors Maps.me sera votre meilleur ami. Spot parfait pour le drone (à faire voler assez haut pour ne pas perdre le signal dans cette mer de collines).


À 16h, rendez-vous chez Aitoo, l’un des 30 aigliers agréés par l’État kirghize. À l’aide de gestes et de quelques mots d’anglais, il vous fera découvrir un monde où l’homme et l’animal travaillent en symbiose. Le plus fou ? Quand il rendra sa liberté à son aigle femelle, il lui suffira de 10 jours pour l’oublier. Une relation aussi intense qu’éphémère, et une rencontre qui restera l’un des moments forts de vos 10 jours au Kirghizistan.

Jour 9 : Rafting, tour Burana et retour à Bichkek
Dernière journée à bord de votre bolide, et elle envoie du lourd ! Après le petit-déjeuner à 8h, cap sur les rapides de la rivière Chuy pour une session rafting. Briefing, équipement, et c’est parti pour les sensations fortes. L’anglais des guides n’est pas parfait, mais ce sont des professionnels expérimentés, vous êtes entre de bonnes mains (mouillées).

Ensuite, direction la tour Burana. Haute de 47 mètres à l’origine, elle n’en mesure plus que 24 aujourd’hui, la faute aux séismes qui ont grignoté son sommet. C’est touristique, certes, mais c’est un superbe aperçu des vestiges de la période médiévale.
Le soir, retour à Bichkek : dernier plein de souvenirs et dernière soirée tous·tes ensemble au restaurant. Les émotions commencent à monter…
Jour 10 : Le retour (snif)
Toutes les bonnes choses ont une fin : c’est l’heure de reprendre l’avion, avec escale à Istanbul, la tête remplie d’images de yourtes, de canyons et de moutons Kardashian. Une chose est sûre : ces 10 jours au Kirghizistan vous auront transformé·e, et vous n’aurez qu’une envie en atterrissant… repartir !

FAQ : toutes vos questions sur un voyage au Kirghizistan
Quelle est la meilleure période pour un voyage au Kirghizistan ? De juin à septembre, quand les cols de montagne sont accessibles et les camps de yourtes ouverts. Attention : même en été, la météo est capricieuse en altitude (neige et brouillard peuvent s’inviter, on en sait quelque chose).
Combien coûte un itinéraire au Kirghizistan de 10 jours ? Le pays reste très abordable : comptez les entrées de sites entre 50 et 500 soms, les sources chaudes autour de 400 soms, et des hébergements en guesthouse ou yourte à prix doux. Le poste le plus cher reste le billet d’avion.
Faut-il un visa pour un voyage au Kirghizistan ? Non, les ressortissant·es français·es sont exempté·es de visa pour un séjour touristique de moins de 60 jours. Un passeport valide au moins 6 mois suffit : vérifiez quand même les conditions à jour avant de partir.
Peut-on faire cet itinéraire au Kirghizistan sans savoir monter à cheval ? Absolument ! Les chevaux sont habitués aux débutant·es et très bien dressés. Avec trois mots de vocabulaire et une posture ferme, votre monture deviendra votre meilleur guide.
Est-ce que 10 jours au Kirghizistan suffisent ? Oui, 10 jours au Kirghizistan permettent de voir l’essentiel : Bichkek, le lac Issyk-Kul, la vallée d’Altyn Arashan, les plus beaux canyons et une immersion en yourte. Mais on ne va pas vous mentir : vous repartirez avec l’envie de revenir explorer le reste.
Quel équipement prévoir pour cet itinéraire au Kirghizistan ? Un pull chaud, un imperméable, de bonnes chaussures de rando, une gourde filtrante, de la crème solaire, une casquette et du cash (les distributeurs se font rares hors des villes). Et un drone si vous en avez un — les canyons s’y prêtent à merveille !
Comment se déplacer pendant un voyage au Kirghizistan ? La location de voiture (idéalement un 4×4) est la solution la plus flexible pour cet itinéraire au Kirghizistan. Les routes se modernisent vite, mais certains tronçons restent sportifs. Maps.me est indispensable, le réseau étant parfois aux abonnés absents.

Charlotte
de Topo-outdoor« Courir et randonner, c’est une passion ! Mais attention, pas pour la perf’ : juste pour le kiff. Alors ici, vous trouverez ma quête des meilleurs plans et des meilleurs spots pour gambader en Belgique et ailleurs.«
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