Trek dans le Haut Atlas, au Maroc

randonneur dans le haut atlas au maroc

Trek d’une semaine dans le Haut Atlas : une aventure épique au Maroc

Alors comme ça, vous rêvez de larguer votre quotidien pour aller crapahuter dans les montagnes marocaines ? Bienvenue au club ! Je reviens d’une semaine de trek dans le Haut Atlas (on est en octobre), et c’était grandiose. Organisé de A à Z par l’équipe d’Atlas Trail (et heureusement, parce que solo, c’était même pas la peine d’y penser), ce périple m’a offert des paysages à couper le souffle, des rencontres qui resteront longtemps, et des plus marocains qui m’ont fait tomber amoureuse du pays. 

Et quelle claque visuelle !

Entre plateaux désertiques, canyons rougeoyants et villages berbères hors du temps, je vous embarque dans cette aventure où mes baskets et moi avons parcouru près de 100 km.

Accrochez-vous, ça grimpe !

Sommaire

Avant le départ : pourquoi ce trek ne se fait pas en solo

Soyons clairs dès le début : oubliez l’idée de partir à l’aventure tout·e seul·e dans le Haut Atlas si vous ne connaissez pas l’endroit. Pas de traces balisées, pas de points d’eau fiables, et surtout, un terrain qui change constamment. C’est là qu’Atlas Trail entre en jeu ! C’est une agence de voyage sépcialisée dans les randonnées / treks qui organise ce voyage. Pour environ 900€ /personne, tout est compris : les repas (frais et locaux, dingos !), la location du matériel, les spots de bivouac, l’itinéraire, les guides locaux et les guides francophones.

Nous avions rendez-vous à 14h dans le centre de Marrakech. De là, nous prenons une navette et après 5 heures de route (avec des paysages qui nous font saliver d’avance), on arrive à notre gîte d’étape pour la première nuit. Rustique mais charmant au possible, avec un repas local partagé qui pose direct l’ambiance conviviale du séjour.

Brahim, Hassan et son équipe seront nos guides locaux, Lynn et Camille nos guides francophones, des mules porteront nos sacs, une petite équipe de cuisiniers nous prépareront de bons repas, et nous, on n’aura qu’à poser un pied devant l’autre.

Le lendemain matin, après un petit-déjeuner parfait, c’est parti pour l’aventure !

Jour 1 : première étape entre vallée heureuse et grêle surprise

17 km et 700 D+ au compteur

On démarre fort avec une montée matinale au soleil, et la vue sur la Vallée Heureuse nous rappelle pourquoi on s’inflige ça volontairement. Ce petit oasis de verdure au milieu de l’aridité, c’est déjà magique.

Une fois en haut, on débouche sur un plateau grandiose où moutons, chèvres et bergers locaux composent un tableau vivant. Je n’aurais jamais imaginé de tels paysages ici. On est sur une autre planète ! Le terrain devient plat pendant plusieurs kilomètres, histoire de récupérer un peu, et on prendra notre premier « pique nique » là au milieu de ce paradis.

Mais le Haut Atlas adore les surprises : lors de la dernière montée, on se prend une grêle mémorable ! Rien de tel pour se sentir vivant·e (et un peu bête·tte sous son K-way). Le soir, à 2700 m d’altitude, un magnifique campement nous attend. Thé à la menthe tous·tes ensemble, dîner local délicieux, et au dodo avec une vue à se damner. Premier jour validé, mollets un peu surpris mais contents.

Jour 2 : la journée la plus costaud (et la plus belle)

17 km, 700 D+ et 1200 D- – accrochez-vous !

Réveil sous un ciel bleu, mais il à fait froid à 3200 m d’altitude. Après le petit-déjeuner et un warm-up orchestré par notre guide Lynn (parce qu’on est des warrior·ère·s responsables), on attaque LA grosse journée.

Montée, replat, re-montée jusqu’au col. Les plus motivé·e·s grimpent encore 10 minutes pour atteindre le Mont Bouzwo à 3400 m (le point culminant de notre trek), et là… WOW. Vue grandiose à 360°, sensation d’être au sommet du monde, bref, le moment carte postale qui justifie tous les efforts. 

Lunch à quelques minutes de là, on enlève enfin les couches (Kawé, je t’aime mais tu m’étouffes), et on profite de la chaleur.

Puis vient la descente de 1000 D-. Sol technique, mais des paysages dignes du Colorado marocain ! Les mules et les locaux nous doublent en courant comme si de rien n’était, pendant que nous on galère à coordonner nos deux pieds. 

Plus bas, changement de décor : on se croirait en Argentine ou dans le Colorado.

Tout en bas, on aperçoit notre camp entouré de bergers. Cette journée restera gravée !

Jour 3 : l’aventure canyon les pieds dans l’eau

14 km et seulement 200 D+ 

Consigne du jour : chaussures d’eau obligatoires ! On traverse des paysages fous au milieu de pierres rouges et de courants qui nous glacent les petons. Mais quel spectacle ! Le canyon révèle ses secrets à chaque tournant. C’est drôle, ici les « bouquetins » sont en fait des chèvres qui pâturent dans la rocaille. Elles font même tomber des pierres sur le chemin, alors il vaut mieux marcher au centre du canyon pour éviter de se les prendre sur la tête ! 

Après un virage, surprise : notre campement apparaît dans un décor insensé. Vue sur les montagnes, et surtout un ruisseau pour se rafraîchir et se laver. Luxe suprême après deux jours de poussière ! Cette journée plus cool nous permet de récupérer un peu avant la suite des festivités.

Ce soir là, nous nous retrouverons tous autour du feu pour chanter des chants marocains. Un moment convivial, et hors du temps, qui restera gravé à vie dans nos souvenirs !

Jour 4 : immersion dans les villages berbères

Journée plutôt plate et roulante – changement de décor total

Exit les sommets vertigineux, bonjour les oasis et villages berbères ! On évolue dans un décor totalement différent, croisant des populations locales dont la vie semble figée dans un autre temps. Ou alors, c’est nous les Européen·ne·s qui vivons à cent à l’heure sans nous en rendre compte ? Matière à réflexion pendant qu’on pose un pied devant l’autre.

Le soir, campement avec vue montagne (évidemment), et les mollets commencent un peu à piquer. Pause rafraîchissante à la rivière, thé traditionnel, et encore un dîner local partagé. Ces moments conviviaux autour du repas resteront parmi mes meilleurs souvenirs du trek.

Jour 5 : dernière grosse étape et cérémonie d’adieu

16 km et 800 D+ – on finit en beauté

Dernière journée complète de marche ! Au programme : traverser un plateau/canyon puis passer une dernière montagne. Les guides nous motivent en annonçant que le repas nous attend en haut du col. Rien de tel qu’une carotte culinaire pour oublier la fatigue !

La montée est superbe, avec des rochers aux formes bizarres qui se dévoilent progressivement. En haut, spot de pique-nique de folie !

Puis grosse descente où on aperçoit le camp d’en haut (toujours cette impression d’être si près et si loin à la fois). Fin de journée classique mais parfaite : baignade, thé et dîner local.

Le soir, petite cérémonie émouvante pour remercier nos guides, muletiers·ère·s et cuisinier·ère·s qui nous ont accompagné·e·s tout au long de ce voyage. Moments de gratitude et quelques larmes pour certain·e·s.

Jour 6 : traces de dinosaures et dernier thé

11 km – la fin approche déjà

Dernière matinée de marche, presque mélancolique. On descend dans la vallée pour deux visites incroyables. D’abord, des traces de dinosaures vieilles de 185 millions d’années, récemment découvertes ! Des petites, des grandes, toutes impressionnantes. Se dire qu’on marche là où des dinos ont gambadé, ça fait son petit effet.

Ensuite, visite d’un ancien grenier perché en hauteur. La montée pour y arriver est rude (encore !), mais l’architecture unique en cercle et les explications passionnantes de notre guide sur l’histoire du Maroc valent vraiment le coup. Brahim nous raconte l’histoire du peuple berbère et du Maroc, c’est super intéressant d’avoir son point de vue. 

Dernier repas et thé symbolique, et voilà, c’est fini. Retour à la civilisation avec la tête pleine de souvenirs et les jambes en compote.

Conclusion

Ce trek d’une semaine dans le Haut Atlas restera gravé comme l’une de mes plus belles aventures. Grâce à l’organisation impeccable de l’Atlas Trail, j’ai pu me concentrer sur l’essentiel : profiter des paysages, savourer les rencontres et repousser (un peu) mes limites. Entre sommets à 3400 m, canyons flamboyants, villages hors du temps et traces de dinosaures, chaque jour a apporté son lot de surprises et d’émerveillement. Si vous hésitez encore, foncez ! Vos mollets vous maudiront pendant quelques jours, mais votre âme vous remerciera pour toujours.

FAQ

Quelle est la meilleure période pour faire ce trek ? Le printemps (avril-mai) et l’automne (septembre-octobre) sont idéaux. Évitez l’été où il fait trop chaud, et l’hiver où la neige est là (les marocains y font du ski de Rando !) et peut bloquer certains passages.

Quel niveau faut-il avoir ? Une bonne condition physique est recommandée. Si vous pouvez marcher 5-6 heures par jour avec du dénivelé, ça passe ! Pas besoin d’être un·e athlète, mais préparez-vous quand même.

Faut-il vraiment passer par une agence ? OUI, mille fois oui ! Pas de balisage, pas de points d’eau fiables, terrain changeant… L’accompagnement local est indispensable pour la sécurité et pour profiter pleinement de l’expérience. Je vous recommande l’Atlas Trail, car le voyage est magnifiquement organisé et accessible (environ 900€ pour la semaine, tout compris sauf le vol depuis Paris) 

Que mettre dans son sac ? Vêtements techniques en couches (il peut faire 5°C la nuit et 25°C en journée), bonnes chaussures de rando, chaussures d’eau, duvet chaud, crème solaire, lunettes de soleil, et une bonne dose de motivation !

Les repas sont-ils inclus ? Avec Atlas Trail, tout est inclus : petits-déjeuners, déjeuners et dîners. Et croyez-moi, la cuisine locale est incroyablement délicieuse ! Thé à la menthe à volonté évidemment.

Où dort-on ? En bivouac sous tente (fournie par l’agence) dans des spots magnifiques. Une nuit en gîte d’étape avant le départ. Rustique mais tellement authentique !

Y a-t-il du réseau ? Pas toujours (et c’est tant mieux !), mais globalement oui !

 Profitez de cette déconnexion totale pour vous reconnecter à l’essentiel.

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